orthoptie

Qu’est ce que l’orthoptie ?

L’orthoptie consiste à dépister et traiter les troubles visuels, qu’ils soient moteurs, sensoriels ou fonctionnels. Selon les caractéristiques du patient, le praticien évalue les capacités visuelles et effectue des examens. Des photos du fond d’œil, la tension oculaire et l’évaluation du champ visuel font partis des tests proposés. Une fois le diagnostic posé, le praticien propose un projet thérapeutique personnalisé.

Comment j’en suis venu à faire un bilan orthoptique ?

C’est suite à mes déboires de santé durant la période de Noël que j’ai entendu parlé d’orthoptie. Mes tensions musculaires étaient telles que j’ai du consulter plusieurs praticiens de santé.

Orthoptie et ostéopathe

C’est suite à ma rencontre avec un ostéopathe que le bilan orthoptique a été évoqué. En effet, durant le soin, l’ostéopathe m’a fait un test d’équilibre. C’est un test vraiment simple. Tu te tiens debout en serrant les pieds, tu relâches ton corps et tu laisses faire. Le réflexe qu’à le corps, c’est de tanguer comme un pendule d’avant en arrière pour chercher sa position d’équilibre. Ensuite, tu fais ce même test avec les yeux fermés. Chez moi, je basculais fortement en avant et je ne revenais pas en arrière. La bascule ne se faisait donc pas les yeux fermés. L’ostéopathe en a donc conclu que je devrais faire un bilan orthoptique.

Orthoptie et médecin généraliste

Récemment j’ai eu besoin de consulter un médecin généraliste. En discutant avec lui, et sans m’avoir rien testé, il m’a demandé de faire un bilan chez un orthoptiste comme je travaillais beaucoup sur écran. Il m’expliquait que le fait de compenser avec les yeux pouvait influencer les tensions musculaires du dos.

La messe était dite, deux praticiens de santé en peu de temps me parle de ce bilan. Il est donc temps de passer à l’action !

Rencontre avec une praticienne d’orthoptie

J’arrive chez l’orthoptiste et je prends place dans son cabinet. Après avoir discuté de ce qui m’amenait chez elle, sans plus attendre elle me demande de m’asseoir sur une chaise et elle va démarrer quelques exercices de test.

Déroulé d’une séance d’orthoptie

Suivi de crayon

Le premier test est un suivi de crayon. Le crayon possède une petite boule rouge à son extrémité et je dois le suivre en même temps que la praticienne l’agite dans tous les sens. Elle recommence avec cette fois un crayon dont l’extrémité est une petite boule verte. Puis, elle me demande de suivre les deux à la fois (le crayon rouge et le crayon vert) en alternant ma focalisation de l’un vers l’autre. Puis elle me demande s’il y a une couleur que je vois mieux que l’autre. Je vois autant bien le vert que le rouge.

Convergence et divergence

Le second test concerne la convergence et la divergence. Toujours avec un crayon, elle me le rapproche progressivement entre mes deux yeux. Je dois converger le plus possible jusqu’à ce que je n’arrive plus à faire la mise au point. Ensuite, elle me demande de fixer un objet qu’elle me fait tenir. Puis elle vient prendre une réglette qu’elle me pose sur un œil après l’autre qui, lorsqu’on regarde à travers, nous renvoie une ligne rouge horizontale et verticale comme un effet laser. Je dois alors dire si cette ligne passe bien au centre de l’objet observé. Comme ce n’était pas le cas, elle décale la réglette ce qui actionne une correction de mon œil permettant cette fois de voir l’objet bien en phase avec la ligne.

Le point lumineux

Le troisième test est celui du point lumineux. Je dois fixer un point lumineux se trouvant sur le mur au fond de son cabinet (environ 4 mètres de distance). Une fois le point fixé, elle vient placée une autre réglette me faisant diverger l’œil. Je dois alors loucher pour refaire la mise au point et superposer les images floues pour ne faire qu’une image. J’y arrive assez facilement. Elle déplace la réglette qui me fait encore davantage diverger et ainsi de suite jusqu’à ce que je n’arrive plus à loucher et à faire la mise au point. On fait la même chose mais en mode convergence. Là je dois relâcher le muscle des yeux pour que la mise au point se fasse automatique. Et c’est là que j’ai particulièrement galéré.

Le plateau

Le quatrième test est celui du plateau. Un plateau vient se loger comme des lunettes sur mon nez. Je vois à l’horizon de ce plateau une petite boule bleue. La praticienne me demande alors si je vois les deux lignes qui vont croiser la boule bleue, je dis oui. Elle vient ensuite déplacer cette boule vers moi. Je dois faire un effort de convergence et je dois observer le comportement des deux lignes. Je remarque que lorsqu’elle arrive assez près de mes yeux avec la boule bleue, j’observe comme si la boule était devant les deux lignes, c’est à dire que la boule est en avance du croisement. Idem lorsqu’elle recule la boule assez loin de mes yeux, sauf que la boule est alors en retard sur les croisements de lignes.

Le livre

Le cinquième test est celui de la lecture. Elle me demande de prendre un livre comme si je lisais une page. Puis elle vient mesurer la distance entre la page et mes yeux. Ensuite elle prend la longueur de mon avant bras. Normalement un œil qui ne compense pas prend naturellement un livre à même distance que la longueur de l’avant bras. Chez moi la distance est plus grande.

L’œil d’appuis

Enfin le sixième et dernier test, l’œil d’appuis. Le but est de savoir quel est l’œil référant. Chez moi il s’agit de l’œil droit. C’est important pour la rééducation visiblement.

Orthoptie : le bilan

Durant les tests, la praticienne a relevé plusieurs choses. Ma mâchoire est tout le temps contracté du fait que mes yeux compensent en étant en vision de près. J’ai effectivement des compensations exagérées de l’œil et une rééducation est envisagée. J’ai été surpris que tout soit remboursé par la sécurité sociale. Pour une fois qu’elle va me servir celle-là ! Je me réconcilie tout doucement avec le milieu médical en prenant le chemin des thérapies classiques. D’abord chez le kiné avec la reconstruction posturale et maintenant avec l’orthoptiste. Allez, une thérapie de plus à mon tableau de chasse 😀

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